Pourquoi ce nom ?
Parce qu’il oblige à regarder en face ce qui manque aujourd’hui : la continuité, l’arbitrage, le sens du devoir. Le mot dérange, et c’est aussi sa fonction. Il ne cache pourtant ni couronne héréditaire ni retour à l’Ancien Régime. Il nomme l’idée d’une autorité durable, limitée par le droit et comptable de ses actes.
Le peuple demeure souverain
Voter ne devrait jamais revenir à remettre un blanc-seing pour plusieurs années. Sur les choix qui engagent profondément le pays, les citoyens doivent pouvoir reprendre la parole, provoquer la discussion et, lorsque les conditions sont réunies, décider directement. La consultation et l’évaluation publique doivent cesser d’être des ornements.
L’autorité doit rendre des comptes
La légitimité ne tient ni au titre ni à la mise en scène. Elle se reconnaît à une conduite : protéger les libertés, appliquer la même règle à chacun, expliquer ses décisions et accepter d’en répondre. La fermeté n’est pas l’arbitraire ; l’unité n’exige pas l’uniformité.
La politique ne doit pas s’acheter
L’argent est nécessaire à certaines dépenses ; il ne doit jamais acheter la docilité, la visibilité ou une dette future. Cette démarche refuse la publicité politique payante et les faveurs à rembourser. Les dons des personnes morales, notamment des entreprises, sont déjà interdits par la loi et ne sont donc pas présentés comme un mérite particulier. Ce qui devra être dépensé sera déclaré, expliqué et soumis aux règles électorales.
Notre ligne rouge
Nous ne bâtirons rien sur la haine raciale, religieuse ou sociale, ni sur l’appel à la violence. Une personne répond de ses actes, jamais de l’identité qu’on lui prête. La dignité humaine, la liberté de conscience et l’État de droit ne sont pas des précautions de langage : ce sont les fondations.